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Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe

Le Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe (CSCOR) construit en plein cœur de Paris, sur le quai Branly, d’après le projet de l’architecte français Jean-Michel Wilmotte, a été inauguré le 19 octobre 2016. Le Centre fait partie intégrante de l’Ambassade de Russie en France.

1 quai Branly 75007 Paris

Timbres de poste

La semaine dernière, nous avons célébré la Journée de la Poste russe, et cette fête est une excellente occasion de poursuivre notre discussion sur ce sans quoi la poste serait inconcevable. Il s’agit bien sûr des timbres, qui remplissent leur fonction première, à savoir le paiement de l’envoi du courrier, et, en même temps, constituent la passion de millions de collectionneurs à travers le monde. La philatélie russe est l’une des plus riches au monde. Elle est intéressante non seulement pour ses exemplaires rares, mais aussi parce que les timbres permettent de retracer toute l’histoire du pays. Les philatélistes disent : « Un timbre est à la fois une petite œuvre d’art et un document historique. »

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Le premier timbre est apparu dans l'Empire russe en 1857. Il a été créé par Franz Kepler, graveur en chef, qui a représenté au centre les armoiries nationales – un aigle à deux têtes – et deux cornes postales croisées (symbole de la poste), entourées de la robe impériale et de la couronne. Ce timbre d’une valeur faciale de 10 kopecks par «lot» (poids de la lettre) était imprimé en deux couleurs et était considéré comme l’un des plus beaux au monde.

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Depuis lors, en Russie, ont eu lieu 8 694 émissions principales, comprenant 30 000 variétés de timbres. Chacune d’entre elles est unique, et certaines histoires de leur création sont passionnantes.

La « pièce unique de Tiflis », émise en 1857 pour la poste municipale locale, est considérée comme une véritable légende parmi les collectionneurs : lors d’une vente aux enchères en 2008, l’un des exemplaires conservés a été adjugé à 700 000 dollars.

En 1913, à l’occasion du 300e anniversaire de la maison des Romanov en Russie, la première série commémorative composée de 17 timbres a été émise. Les timbres représentaient Pierre Ier et Catherine la Grande, Nicolas II et Alexandre Ier, le Palais d’Hiver et le Kremlin de Moscou. Ils ont été dessinés par les artistes I. Bilibin, E. Lansère et R. Zarinsh.

Il y a également eu des cas insolites. En 1973, l’artiste V. Koval décide d’envoyer à ses proches une enveloppe comportant un timbre qu’il dessine de sa propre main. Celui-ci était si réaliste que personne ne remarque le mensonge, et la lettre est bien acheminée à son destinataire. Lorsque son aventure est découverte, il est embauché par le ministère des Communications de l’URSS.

En 1925, un autre timbre légendaire a fait son apparition : la « Limonka », l’un des timbres soviétiques les plus rares. Son nom vient de sa couleur jaune citron. En raison d’une panne de la machine à perforer, le tirage a été limité et envoyé dans des régions reculées, où la philatélie était peu développée. Aujourd’hui, un exemplaire non oblitéré vaut une fortune.

Dans la philatélie russe, une place importante est dédiée aux projets internationaux, notamment, avec la France. À l’époque soviétique, les deux pays ont émis des timbres pour célébrer leurs projets spatiaux communs ou les anniversaires de leurs relations diplomatiques. En septembre 2017, une cérémonie d’oblitération a eu lieu à Paris, au Centre spirituel et culturel orthodoxe russe, pour un timbre dédié au 75ᵉ anniversaire de la Victoire et au régiment « Normandie-Niemen », dans le cadre de l’Année croisée du tourisme culturel.

En un siècle et demi, les timbres russes ont abordé une multitude de thèmes, des emblèmes d’État aux conquêtes spatiales. Toute cette diversité est réunie à Saint-Pétersbourg, au Musée central des communications, dont la collection, forte d’environ 8 millions de pièces, figure parmi les plus importantes au monde.

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