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Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe

Le Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe (CSCOR) construit en plein cœur de Paris, sur le quai Branly, d’après le projet de l’architecte français Jean-Michel Wilmotte, a été inauguré le 19 octobre 2016. Le Centre fait partie intégrante de l’Ambassade de Russie en France.

1 quai Branly 75007 Paris

Le jour de l'adhésion volontaire de la Bouriatie à la Russie

Le 1er juillet marque le jour de l'adhésion volontaire de la Bouriatie à la Russie. Il s'agit de la date de fondation de l'ostrog d'Irkoutsk (qui a donné naissance à la ville d'Irkoutsk) en 1661, mais cette date est très relative : le processus d'intégration de la Bouriatie à la Russie fut long et s'étendit sur un siècle entier.

Le tournant décisif a été l’établissement de la frontière russo-chinoise en vertu des traités de Burin et de Kyakhta de 1727, qui a entraîné l’unification territoriale et politique des tribus vivant sur ce territoire au sein de l’État russe. C’est à partir de cette époque que commence à se former l’identité ethnique du peuple et que le nom de « Bouriates » fait son apparition.

La République de Bouriatie est l’une des plus belles régions de Sibérie orientale, un pays de montagnes et de steppes. D’une superficie de 351 300 km², elle est bordée au sud par la Mongolie, ainsi que par la République de Touva, l’oblast d’Irkoutsk et le kraï de Transbaïkalie. La capitale de la république est la ville d’Oulan-Oude, où la taïga sibérienne cède progressivement la place à des steppes infinies. Elle est célèbre pour sa cathédrale orthodoxe Sainte-Odigitrie et son immense monument dédié à V. I. Lénine. Le musée ethnographique en plein air permet de découvrir la culture locale, tandis que le musée d’art situé dans le datsan d’Ivolginsky présente l’art bouriate. La ligne transsibérienne traverse Oulan-Oude, la reliant à Moscou (5 519 km) et à Vladivostok, sur les rives de l'océan Pacifique (3 500 km).



La Bouriatie abrite 60 % du littoral du grand lac Baïkal. Contrairement aux rives rocheuses et escarpées d’Irkoutsk, la rive bouriate est réputée pour ses pentes douces, ses larges plages de sable et ses baies chaudes aux eaux peu profondes, dont les plus célèbres sont celles de Bargouzin et de Chivyrkouï.

La nature de la région est incroyablement variée : les chaînes montagneuses austères des Sayans orientaux côtoient une taïga impénétrable, des prairies alpines et des paysages arides rappelant le désert de Gobi. Les hivers en Bouriatie sont longs et glacials, mais la région est reconnue comme l’une des plus ensoleillées de Russie : le temps y est clair plus de trois cents jours par an.

La Bouriatie se distingue par sa diversité ethnoculturelle, où différentes traditions spirituelles cohabitent pacifiquement depuis des siècles. La région est le centre du bouddhisme traditionnel en Russie ; non loin d’Oulan-Oude se trouve le datsan d’Ivolginsky, le plus grand complexe monastique du pays. Les traditions du chamanisme sont également très présentes dans la république : en de nombreux endroits, sur les cols de montagne ou près des sources, on peut apercevoir des sergés : des poteaux sacrés ornés de rubans multicolores apportés par les pèlerins.

En Bouriatie, s’est préservée la culture des Semeïski. Les Semeïski sont les descendants de groupes de vieux-croyants russes exilés en Sibérie au XVIIIe siècle avec leur famille entière. C'est de cette particularité que vient leur nom : semeïski signifie littéralement « familiaux » ou « vivant en famille ». En arrivant, ils se sont installés en grands groupes et ont fondé plusieurs villages, et se sont révélés être d’habiles agriculteurs et éleveurs. Les Semeïski ont transmis jusqu’à nos jours leur culture ancestrale et repliée sur elle-même, qui se manifeste dans leur religiosité, leur mode de vie, leur architecture, leurs vêtements et leurs traditions vocales uniques : le chant polyphonique. Leur culture est si exceptionnelle que l'espace culturel et la culture orale des Semeïski ont été inscrits au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en 2008.

Les buuzy sont considérées comme le symbole gastronomique de la république : il s’agit des raviolis cuits à la vapeur préparés avec une pâte fine et garnis de viande hachée, dont la forme reproduit les contours d’une yourte.

La vie culturelle de la région est indissociable des fêtes nationales, dont les plus importantes sont le Sagaalgan, le Nouvel An bouddhiste, ainsi que le Surkharban, un festival estival traditionnel où les participants s'affrontent dans des épreuves de lutte nationale, de tir à l'arc et d'équitation.