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Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe

Le Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe (CSCOR) construit en plein cœur de Paris, sur le quai Branly, d’après le projet de l’architecte français Jean-Michel Wilmotte, a été inauguré le 19 octobre 2016. Le Centre fait partie intégrante de l’Ambassade de Russie en France.

1 quai Branly 75007 Paris

700 ans d’histoire : la cathédrale de la Dormition de Moscou

Le 4 août 1326, a été posée la première pierre de la Cathédrale de la Dormition (Ouspenski), sur la place des Cathédrales : le plus ancien édifice de la capitale encore intact. Cette construction, initiée sur ordre du grand-prince Ivan Kalita, a été un tournant dans l’histoire de notre État en faisant de Moscou le nouveau centre spirituel et politique des terres russes.

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Son histoire a d’ailleurs commencé par une prophétie. Après son arrivée à Moscou en provenance de Vladimir, le métropolite Pierre a convaincu Ivan Kalita d’ériger une église dédiée à la Dormition de la Vierge, en lui promettant : « Si tu bâtis ici une église en l’honneur de la Mère de Dieu, tu seras plus glorieux que tous les autres princes, et ta descendance sera illustre. » Et de fait, un an plus tard, Ivan Kalita a obtenu le titre de grand-prince, et Moscou est devenue officiellement la capitale.

Pendant des siècles, c’est ici que les tsars russes ont été couronnés, que les empereurs ont été sacrés, et que les métropolites et les patriarches ont été intronisés. La cathédrale a survécu à l’invasion napoléonienne – on y a même installé une écurie –, a traversé la Révolution, puis a servi longtemps de musée.

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Aujourd’hui, elle accueille des célébrations solennelles lors des grandes fêtes, comme celle de la Dormition de la Vierge, en présence du patriarche Kirill de Moscou et de toute la Russie.

Sa véritable grandeur ne réside pas seulement dans son histoire, mais aussi dans son architecture unique. Dès sa construction, le volume intérieur de l’édifice a impressionné les contemporains par « sa majesté, sa hauteur, sa clarté, sa résonance et son amplitude ». On l’a comparée à la grande église de Vladimir, dont elle s’inspirait. En effet, bien que la partie orientale soit séparée par une haute iconostase, l’espace principal conserve une cohérence et une unité remarquables, malgré l’asymétrie des coupoles. Son décor intérieur se distingue par la pureté de ses lignes et un système d’éclairage savamment construit : la lumière, filtrant par le tambour du dôme, baigne uniformément toute l’église.

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Le joyau de son intérieur est son iconostase à cinq niveaux, haute de près de 16 mètres, ainsi qu’une collection exceptionnelle d’icônes anciennes, dont certaines datent du XIe et du début du XIIe siècle. Le long des murs s’alignent les tombeaux des métropolites et patriarches de Moscou (au total 19 sépultures, dont celles des saints Pierre, Jonas et Philippe). Près de la sortie sud, on peut admirer le trône royal d’Ivan le Terrible, orné de sculptures sur bois, plus connu sous le nom de « trône de Monomaque ». Ce nom s’explique par les trois panneaux de sa base, où douze bas-reliefs illustrent le Récit des princes de Vladimir : ils racontent comment l’empereur byzantin Constantin Monomaque a envoyé au grand-prince de Kiev, Vladimir Monomaque, les insignes du pouvoir royal – la couronne et les barèmes (ornements d’épaules).

Intégrée à l’ensemble architectural du Kremlin de Moscou, la cathédrale figure au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pourtant, la cathédrale de la Dormition n’est pas qu’un monument architectural ou une église active sur la place centrale de la capitale : elle incarne à elle seule l’histoire vivante de la Russie, sa tradition spirituelle et culturelle.

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